Présidentielles 2026. Édouard Philippe lance sa campagne lors d’un grand meeting pour « croire en nous » annoncé par Le Progrès : info et actu nationale et régionale – Rhône, Loire, Ain, Haute-Loire et Jura | Le Progrès le
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Non, les Français ne sont pas des « Gaulois réfractaires au changement ». Emmanuel Macron n’a pas encore quitté l‘Élysée que déjà son ancien Premier ministre (2017-2020) se démarque du président sortant qui, en 2018, avait dressé, en une petite phrase assassine, le portrait peu flatteur de ses concitoyens. Édouard Philippe, accent gaullien de célébration de la grandeur de la France, a lancé dimanche sa campagne présidentielle sous le slogan « Croire en nous ». « Les Français sont un grand peuple. J’ai foi en la France », a-t-il martelé
Pour le coup d’envoi de sa campagne, l’Adidas Arena, construite pour les JO de 2024, dans le Paris populaire du nord de la capitale, porte de la Chapelle, en bordure du périphérique, paraît avoir été choisie pour ramener le candidat d’Horizons à l‘élan olympien et à la concorde française d’il y a deux ans. Costume cravate bleu marine, chemise blanche, sur une scène immaculée surélevée en haut d’une volée d’escaliers blancs, il a livré un véritable éloge de la France, encouragé par plus de 5 000 personnes scandant « Édouard président, Édouard président », agitant une mer de drapeaux bleu blanc rouge, de pancartes tricolores « Avec Édouard », « Haut les cœurs ».
L’ancien Premier ministre a réuni plus de 5 000 personnes pour son meeting de campagne dimanche à Paris. Photo SIPA/Matthieu Mirville
« Un pays qui a tout pour réussir »
« Mes amis, voilà le moment où nous allons engager cette campagne pour la France. Dire qui on est, ce qu’on veut faire, comment on veut le faire, avec qui. Et où nous voulons emmener la France. Le reste est accessoire », a-t-il affirmé en préambule, dans une ambiance survoltée de finale de Coupe du monde, allez les Bleus. « Cette campagne commence dans un pays inquiet, qui doute de son État, de son école, de ses élites, de ses choix passés et de sa capacité à faire ses choix pour demain. Un pays qui pourtant n’a pas renoncé. Un pays qui a tout pour réussir. Un pays où tout n’est pas perdu. Nous lançons l’effort collectif qui va nous permettre de reprendre en main le destin de notre pays […] Nous allons prendre le pouvoir résolument, pour trancher, pour faire, pour réparer quand il faut. Que la France cesse de subir et recommence à choisir ».
À cette déclaration de confiance au pays s’en est ajoutée une autre, insistante, véritable main tendue aux jeunes, par un candidat père de trois enfants : « Mon obsession, c’est la France de nos enfants. Le bonheur de nos enfants doit rester notre ambition. L’intérêt de nos enfants sera la boussole de notre prochain quinquennat. » Et comme il faut bien tacler ses adversaires, le Rassemblement national et la France insoumise sont les cibles de choix d‘Édouard Philippe : « Je ne veux pas que nos enfants aient le choix entre deux colères, deux impasses. » À ses soutiens qui sifflent, il fait un rappel à l’ordre de démocrate : « Je ne suis pas d’accord avec eux, mais on ne siffle pas. » Mais c’est avec une formule lapidaire qu’il les étrille mieux encore : « La République, on ne se l’approprie pas, on la sert. »
« Je me présenterai sans masque »
L‘élu du Havre est parti de son autoportrait en enfant de l’école républicaine, père de famille, élu ancré dans le local, pour délivrer une profession de foi travaillant une posture d’honnête homme sérieux, au langage de vérité, concédant des erreurs passées : « Je me présenterai sans masque » ; « Je ne jouerai pas un personnage » ; « Je ferai ce que j’ai dit » ; « Je ne changerai pas de priorité tous les 6 mois. » Édouard Philippe s’est ensuite arrêté sur plusieurs axes prioritaires de son programme, autour des jeunes, de l‘école, de la sécurité, de l’écologie et de la transition climatique.
Parmi les plus de 5 000 personnes présentes, dont la moitié encartée dans son parti Horizons, Édouard Philippe a pu compter sur différents soutiens politiques : des élus locaux (dont Arnaud Robinet, maire de Reims, Vincent Chriqui, maire de Bourgoin-Jallieu), des parlementaires (comme le sénateur de Haute-Savoie Loïc Hervé, vice-président du Sénat), les deux ministres Horizons, des Outre-mer Naïma Moutchou et celle chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique Anne Le Henanff, des membres du gouvernement comme Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l‘Énergie, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, des anciens ministres (Agnès Buzyn, Nathalie Kosciusko-Morizet…), et des élus régionaux (François de Rugy, vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, ou encore Franck Leroy, président de la région Grand Est).
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